"Elle ne savait pas que l'enfer, c'était l'absence" Jules Verne

One year ...
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 12:00

Like truthless dreams, so are my joys expired, and past return are all my dandled days, my love misled, and fancy quite retired: of all which past, the sorrow only stays

Elle aime quitter le nid, pour s'abriter sous le manteau de la nuit.
Sortant ses jambes grêles, et ses bras frêles. Ceinture son cou, chapeaute ses cheveux d'un béret attrapé dans l'élan de sa fugue; enfile son manteau et ses talons qui la portent.
Les rues sont désertes, l'heure est trop avancée pour que les rues soient remplies.
Elle divague, flanne. Ses pas se fiancent au rythme des sons diffusés. Elle suit d'abord les trottoirs illuminés, puis s'abandonne aux mystères des rues obscurcies par la nuit.
Alors, elle s'engage, grelottant, les mains emmitouflées dans sa paire de gants, malgré le froid, elle continue. S'aventure plus loin, marche plus vite ... et finalement arrive à destination.
Elle surplombe le monde, autant que ses pensées. Alors, elle s'assoit sur son trône et attends. Elle le sait, plus personne ne la protège, ne sachant plus à qui parler elle engage ses maux, crie son bonheur, crache sa peine, déverse ses larmes sur ce trône. Hurle, frappe, tremble, pleurs, évacue.
La fenêtre ne suffisait plus. Il lui fallait le monde.
Mademoiselle Peine attend que sa montre lui signale, l'heure où elle devra courir à grandes enjambées, ou ses talons lâcheront par les coups frottés sur le sol, où sa jupe volera, où ses joues rougiront de froid, glacées par le vent qui fouette son visage. Elle sait qu'elle perdra haleine, elle n'est plus aussi solide. Elle doit arriver avant qu'on ne s'aperçoive de son absence, et de l'inoccupation de son lit. Sans bruit, comme si, au fond elle n'avait jamais quitté le nid.
Elle reprend place, quitte ses vêtements de fugueuse, s'étend et recouvre son corps encore gelé. La chaleur de son (nid) l'enferme, l'enserre,

Ses escapades nocturnes s'achèveront au moment où sa douleur prendra congé.



# Posté le mercredi 21 janvier 2009 14:03

Modifié le lundi 04 mai 2009 17:07

[..'

On recherche. Le ravissement dans les yeux de n'importe quel être.
Le un formé depuis peu côtoie de manières peu conventuelle le deux. Ils se cherchent, s'entrelacent puis s'abandonnent.
Drogués de fumée, de substances alcoolisées. Délinquante jeunesse. Perdue dans les bas fonds d'un torrent insolent.
Ne cesse de la contourner. Sans jamais la heurter.
Tourne tourne et finalement ne s'envole jamais.
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# Posté le dimanche 30 novembre 2008 13:31

Modifié le lundi 04 mai 2009 17:12

Bordel

"Le Titanic aussi se croyait invincible" Merci Quentin pour cette clairvoyance.







"Le monde vibrera comme une immense lyre, dans le frémissement d'un immense baiser ! Le monde a soif d'amour, tu viendras l'apaiser"

"Je sais que l'Homme est faible, qu'il peut blesser, torturer puis renaître de ses cendres; doux et charmant, généreux et aimant, je crois à la rédemption"

"On le sait maintenant, les filles se le murmurent, se le confient en pleurant, le prince charmant est mort, victime de notre courroux ! C'est sa faute aussi, il ne faisait plus attention à nous. Il est mort, on le pleure, on le cite, on le ressuscite, on le voudrait vivant, palpitant sous nos larmes"

Et monter lentement dans un immense amour
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# Posté le lundi 29 décembre 2008 10:27

Modifié le dimanche 14 juin 2009 16:07

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"Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent venir, comme pour hâter son cours ;ou nous rappelons le passé, pour l'arrêter comme trop prompt : si imprudents que nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient : et si vains que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent, d'ordinaire, nous, blesse. Nous le cachons à notre vue parce qu'il nous afflige et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance, pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver. Que chacun examine ses pensées,il les trouvera toutes occupées au passé et l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin,le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin"

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 17:10

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 17:11